jeudi 13 décembre 2012

Le Maroc, le 4ème pays africain qui se "vend le mieux"


Bryanston: Le cabinet Brand Africa en participation avec le groupe britannique Brand Finance, vient de prouver son classement des 10 meilleures marques-nations en Afrique, et ce à l'occasion de la journée de l’Afrique.

Suivant ce classement, le Maroc est la quatrième nation en Afrique, devant des pays comme l'Algérie et la Tunisie. Il est précédé par l'Afrique du Sud, l'Egypte et le Nigeria.

Il s'agit d'une classification qui s'appuie, essentiellement, sur l’image que chaque pays renvoie aux consommateurs et investisseurs internationaux, dans tous les secteurs. Cet emplacement se justifie par l’importance que le gouvernement a attribué à la création d’emplois au Maroc en incitant les entreprises de faire beaucoup d’offres d’emploi et aidant les jeunes marocains dans leur recherche d’emploi afin qu’ils participent aux grands projets de développement de leur pays.
 
Le Maroc a été classé parmi 38 pays africains et 138 dans le monde, selon le concept de Global Brand, initié par le groupe Brand Finance, qui distinguent les pays qui se vendent le mieux.

Legatum Institute: Le Maroc, le pays le plus riche au Maghreb


Londres : Suivant l'indice de prospérité 2012 de Legatum Institute, le Maroc est le pays maghrébin le plus prospère, et le quatrième pays arabe après les Emirats Arabes Unis, le Kuweït et l'Arabie Saoudite.
Mondialement, le Maroc est, selon les modalités de l'évaluation, à la 73ème position dans la hiérarchie de la prospérité mondiale sur 142 pays comparés. Ce signe permet d'apprécier la santé et le bien-être global dans 142 pays à travers le monde. 
Ceci est dû à l’augmentation des offres d’emploi et des solutions apportées aux problèmes de l’emploi au Maroc.
Huit catégories traitent  cet indice : économie, éducation, entreprenariat et opportunités, gouvernance, santé, libertés individuelles, sûreté et sécurité, et capital social. 

Les meilleures prouesses du Maroc ont été transcrites dans les sous-indices "économie" et "capital social" (35ème et 29ème respectivement), alors que l'Education reste le point noir dont elle occupe la 110ème place. 

Par ailleurs, le classement du Maroc pour les autres indices est le suivant: Entreprenariat et opportunités (78e), gouvernance (78e), santé (76e), libertés individuelles (103e) et sûreté et sécurité (84e).



mercredi 12 décembre 2012

Les taux de Chômage au Maroc et les solutions apportées


Je préjuge que vous n’êtes pas ici pour avoir une définition habituel du mot « Chômage au Maroc », mais pour connaitre le taux du chômage au Maroc ou précisément les dénouements que notre gouvernement Marocain préconise pour combattre ce problématique appelé « Chômage ».

Je me contenterai de citer la définition du mot « Chômage » au Maroc de la définition  du Bureau international du travail (BIT), car elle permet de réaliser des rapprochements internationaux. Ainsi au sens du BIT, la population active occupée comprend «les personnes âgées de 15 ans et plus ayant travaillé (ne serait-ce qu’une heure) au cours d’une semaine de référence, qu’elles soient salariées, à leur compte, employeurs ou aide dans l’entreprise ou l’exploitation familiale». Cette permanente ne se veut donc pas une remise en question du taux de chômage déclaré dans notre pays le Maroc, encore que l’exercice en mérite la peine, tellement la épistémologie adoptée par le HCP est approchée, consistant en échantillonnage et sondage sur un spectre de ménages assez réduit (40.000 urbains et 20.000 ruraux).



Les statistiques du ministère de l’Emploi, élaborées sur la base de fichiers de demandes d’emploi, contrastent avec celles du HCP mises sur des bases déclaratives concernant le taux de chômage au Maroc. Les chiffres de la HCP laissent  indécis, car il est paradoxal de voir que le taux du chômage au Maroc ne soit pas en rapport avec la mutation du PIB et il est surtout invraisemblable lorsque le taux du chômage au Maroc est inversement corrélatif à celui du PIB. L’on comprendrait mal un taux national de chômage tendant à la baisse (9,1% en 2009 vs 9,8% en 2008), au moment où non seulement le taux du PIB enregistré en 2009 a été affaibli par rapport à 2008, mais encore a été moindre le niveau des offres emplois, (127.000 en 2007 ; 133.000 emplois en 2008, contre seulement 95.000 pour 2009). Edifiant !
Le taux de chômage au Maroc vaut surtout par les enseignements que l’on peut en tirer, en nettoyant spécialement  ses caractéristiques, au-delà de la polémique des taux. Et on n’insistera jamais assez pour rappeler que les statistiques, notamment sur l’emploi au Maroc, doivent déboucher sur un état des lieux, le vrai, pour réprimander les dysfonctionnements en opérant une politique volontariste de l’emploi. Le pire c’est quand ces statistiques sont établies pour tordre ou carrément dissimuler la réalité, parfois amère, aux fins de dédouanement ou du  certificat indu. Premier constat : les chiffres du HCP révèlent que le chômage au Maroc ménage mieux les «sans diplômes»  (<5%), pour, en reprise, affecter lourdement les diplômés de niveau moyen (≥ 18%) et plus lourdement encore ceux de niveau supérieur (≥ 22%). Le deuxième constat aussi angoissant que le premier est que le chômage au Maroc s’abat davantage (4 fois plus) sur les zones urbaines (≥20%) que sur les zones rurales (5%).

Si le taux de chômage au Maroc des demandeurs d’emploi demeure stable dans la fourchette de 4 à 5%, en revanche celui des «diplômés», lui, ne cesse de s’alourdir pour passer de 18% en 2006 à plus de 22% en 2009 et ce n’est pas fini. Ce constat fait l’occupation de notre système éducatif dans son ensemble, un système ancien et en complète éloignement avec les compétences requises par les annonces d’offre d ‘emploi ; un système qui, au lieu de former des savants et des hommes de sciences, il ne forme plus que des chômeurs en masse.


Il y va de l’avenir de notre pays en termes de recherche et développement et d’emplacement dans l’économie mondiale du savoir et du progrès technologique. Là où le bât blesse, c’est que ce système d’enseignement absorbe à lui seul 6% de notre PIB et plus de 27% du budget de l’Etat (cf. Tunisie : 20% ; Algérie : 16%). Quelle prodigalité des deniers publics ? Et quel triste avenir pour nos jeunes diplômés ? L’on se souvient encore de l’échec de l’expérience du CNJA (Conseil national pour la jeunesse et l’avenir) qui a été détourné de ses objectifs. Je crains que le même sort ne soit réservé à l’ANAPEC (Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences) qui a pris la relève du défunt CNJA.
Quant au taux de chômage au Maroc en milieux urbains, où plus d’un jeune sur trois est sans emploi, soit 33,9% de la population, il fait, lui, le procès de l’absence d’une politique de la ville de même que la carence de la vision globale pour escompter une politique équilibrée de gestion de l’espace économico-territorial. Enfin le procès est fait à l’extraversion sans discernement d’une industrie de sous-traitance, de faible valeur ajoutée, qui crée de moins en moins d’emplois, qui se ressent le plus des crises économiques et financières importées de l’étranger, outre les siennes propres. L’autre plaie dont souffre l’emploi au Maroc dans notre pays reste le chômage et le travail précaire qui touchent 20% des effectifs occupés dans les zones citadines et 35% pour les moins de 25 ans. Ces visions d’emploi et ces expédients, quoiqu’ils épargnent de l’oisiveté et de l’inactivité, ne font que grossir les bancs de ce que l’on appelle les «poor workers».

Solutions au chômage au Maroc

Le chômage au Maroc constitue donc le problème majeur auquel il faut trouver d’urgence les conclusions intéressantes, car c’est l’emploi qui procure des revenus, conduit le niveau de vie, la nature de l’habitat, le niveau de scolarité, les soins de santé, etc.
Le plus urgent est de déterminer avec ponctualité le taux de chômage au Maroc jusqu’à présent et le nombre exacte des sans-emploi et de ceux qui, s’ils ne souffrent pas d’un chômage absolu, subissent cependant les suites déplaisantes du chômage au Maroc déguisé et de la faiblesse des revenus dont ils disposent.
En négligeant le volet social, en abandonnant la création de nouvelles offres d’emploi dans le budget et en n’encourageant pas le secteur privé pour qu’il investisse dans des activités productives et créatrices d’emploi, les gouvernements successifs ont appuyé la crise du chômage, notamment parmi les diplômés universitaires.
Aujourd’hui, la crise du chômage au Maroc a atteint un niveau grave et nécessite des solutions pressantes. Ce sera la tâche prioritaire à laquelle doit s’atteler le gouvernement et c’est à la lumière des résultats obtenus en matière de création d’emplois que l’on jugera du succès ou de l’échec de sa politique économique et sociale. Le chômage au Maroc constitue l’obstacle le plus dur à sauter, car c’est le principal handicap à toute entreprise de développement et de progrès et sans la solution de ce problème, on ne peut parvenir à réduire les disparités sociales et régionales ni adopter une quelconque stratégie de développement régulière et efficiente.
La prochaine loi de finances devra expliquer les options du gouvernement en matière d’emploi et c’est à la lumière de son contenu que l’on pourra juger dans quelle mesure il s’engagera à réduire l’intensité de ce problème qui touche presque toutes les familles marocaines et à lutter contre ses conséquences et surtout ses causes.






L’emploi au Maroc

L’emploi au Maroc

Définition
Le chômage peut être défini comme l’inactivité d’une personne étant en situation de recherche d’emploi. C’est un repos volontaire ou forcé du travail.
Les causes du chômage
1) Causes économiques
-Le progrès technique et l'évolution de la productivité (plus de machines, mois d'hommes).
-La crise économique et le ralentissement de la croissance.
2) causes démographiques
-La mutation démographique
-élément sociologique avec le développement du travail féminin.
-Le chômage de confusion (coexistence du chômage et pénurie de main d'œuvre).
•formation professionnelle imparfaite ou inadaptée par rapport aux annonces d’offre d’emploi.
•refus des demandeurs d'emplois d’occuper certaines fonctions.
Les conséquences du chômage1
1-pour le chômeur
Conséquences économiques :
-entraves matérielles-surendettement
-réduction du revenu
-frais de déplacement
Conséquences sociales
:-difficultés morales : dignité-regard des autres
-déficit de repères, d’expérience-chômage : facteur d’exclusion qui affaiblit le lien social-divorce-repli, suicide.
Le chômage est la déduction de difficulté financière pouvant désigner au dénuement du chômeur et de sa famille. Cela peut engendrer des situations de révolte, maladie, violence, criminalité…
2 - pour l’entreprise
-les embaucheurs ont le choix de la main d’œuvre moins chère
.-les contributions s’accroissent, il faut compenser les chômeurs car sinon baisse de la demande d’emploi qui entraine une baisse de la consommation et la baisse de la production.
3 - pour l’employé
-les contributions des salariés augmentent.
-inquiétude d’être limogé.
-augmentation des offres d’emploi précaires.
-les salaires n’augmentent plus aussi vite qu’auparavant.
4 - pour l’État
-insuffisance à gagner par la diminution des entreprises.
-développement du travail au noir. Le problème du chômage se pose avec beaucoup de perspicacité au Maroc et forme un grave handicap pour son évolution socio-économique. Certes, il ne s’agit pas d’un problème qui existe seulement au Maroc, puisque la plupart des pays de par le monde en souffrent à des degrés transitoires, mais il a pris des proportions angoissantes. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont affectées par le chômage et plus grave
-les diplômés universitaires disposant d’un doctorat d’Etat, d’un diplôme d’études supérieures ou d’une licence ont dû braver le manque de débouchés et souffrir de la marginalisation, de la frustration et du désespoir.
 Mais à quoi est dû le chômage au Maroc ? 
Pour 19 % de l’échantillon, le manque d’emploi est à la source. 37% des personnes enquêtées pensent par contre que le manque de valeurs en est la cause alors que 44 % de l’échantillon estiment que le chômage est dû aux deux phénomènes : " d’une part, l’investissement est en chute libre, ce qui explique le manque d’offres d’emploi et d’autre part, les demandeurs d’emploi n’ont pas de formation ou une formation adéquate pour répondre aux annonces offre d’emploi existantes. Certainement, on ne peut prétendre qu’il existe une solution virtuose pour résoudre le problème d’emploi au Maroc, mais le plus important est qu’il faut d’abord que les garants fassent preuve d’une réelle volonté d’affaiblir l’intensité du chômage, pour ne pas dire le solutionner, et surtout adopter des mesures insistantes pour empêcher qu’il ne s’aggrave en établissant une méthode globale qui assure à tous ceux qui arrivent sur le marché du travail une opportunité d’embauche. Le problème du chômage dont supporte le Maroc résulte de plusieurs facteurs et ne peut, de ce fait, être résolu que dans le cadre d’une politique globale associant à la fois l’Etat et le privé dans un système de partenariat. Qu’il s’agisse de l’enseignement, avec ses divergents cycles, du secteur agricole, de l’industrie, de l’artisanat, du tourisme, des affaires sociales, etc., ce sont autant de chances qu’il importe d’apostropher pour créer des emplois. Il faut donc repenser les orientations et les choix adoptés et introduire une réforme globale et urgente, sans quoi le problème du chômage ne sera plus contrôlable et ses conséquences plus fâcheuses. Selon le rapport de Bank Al-Maghrib, le taux de chômage a augmenté, notamment en milieu urbain et parmi les lauréats universitaires. La prolifération du chômage, qui affecte toutes les couches sociales, doit angoisser en premier lieu le gouvernement, les opérateurs économiques et les élus qui doivent accorder leurs tensions pour limiter l’intensité du phénomène, amoindrir ses retombées et mettre en œuvre une politique de développement durable et intégrée pour l’accabler. Il ne s’agit plus d’un phénomène circonstanciel aux effets limités qu’on peut facilement opprimer, mais d’un véritable fléau national aux conséquences graves et qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes. La jeunesse marocaine est affrontée aujourd’hui aux dangers de la crise de l’emploi. Ainsi, des milliers de jeunes cadres formés par les universités marocaines se sont trouvés à leur sortie mesurés au chômage, au découragement et aux promesses non tenues. En effet, les responsables gouvernementaux ont, à maintes reprises, donné des confiances quant à la potentialité d’embauche pour ces jeunes diplômés et ont promis d’organiser une stratégie efficace pour abolir le chômage et pour ouvrir de nouvelles distances devant ces potentialités qui sont capables, grâce à leurs connaissances, de collaborer à l’amélioration et au développement de leur pays.
Mais plus grave, la politique économique a mutilé même le secteur privé qui aurait pu concevoir des emplois et diminuer l’accentuation de la crise sociale. La politique fiscale, les entraves aux financements, les obstacles installés par l’administration rongée par la corruption, les retards et la complication des procédures, les lourdes charges que supportent les entreprises poussent les bailleurs de fond à adopter pour des investissements aux productivités garanties et faciles et non ceux productives et créatrices d’emplois. Devant une telle situation, les demandeurs d’emploi n’ont d’autre choix que de recourir à la contestation passive. Mais ni les sit-in, ni les grèves de la faim, ni les dangers de l’émigration clandestine n’ont assuré les garants de la nécessité de se pencher de manière sérieuse sur ce problème qui tracasse l’ensemble du peuple et touche la quasi totalité des familles marocaines qui endurent déjà de la chute de leur pouvoir d’achat, de la cherté du coût de la vie et des multiples problèmes auxquels elles doivent faire face journellement. L’accroissement continu du nombre des diplômés chômeurs avec l’arrivée, sur le marché de l’emploi au MAROC, de dizaines de milliers de jeunes et l’inexistence de possibilités d’embauche ni par le secteur public, ni par le privé met en relief l’inadaptation qui existe entre la formation et le marché de l’emploi. La politique du laisser-aller en la matière permet des risques graves car il s’agit de l’avenir de toute une génération et de celui de la société dans sa globalité compte tenu des suites multiples de ce fléau. Reporter sans cesse la mise en œuvre d’une politique avantageuse en matière d’emploi et de la formation, c’est en réalité perdre un temps précieux et réduire les aubaines de circonscrire un problème qui est le résultat logique et prévisible d’une politique perpétuée des années durant et qui a prouvé sa faillite et d’options qui ont conduit le pays à la situation de crise dans laquelle il se débat. Il faut donc agir vite, de façon responsable et dénouée pour apporter les traitements opérants à ce mal qui hypothèque l’avenir du pays et de ses jeunes potentialités.